Il s’agit d’un Artificier Forgelier, le récit est en deux parties.
La feuille de personnage
Récit de Galaäd
Certains aiment libérer la magie, je pense surtout aux évocateurs de tout poil et à leurs feu d’artifice tape à l’œil. Moi j’ai la stocker. Ca doit surement venir de notre forme d’immortalité à nous les Devas. Ils nous restent toujours quelques choses de nos vies passées, logé au fond de nous, une forme d’énergie temporelle en différée.
J’ai embrassé ma carrière lors d’une ballade à Sharn durant la grande guerre. C’était une rue typique et bondée. De nombreuse créations magiques extravagantes encombrées les boutiques. Mais ce qui a retenu mon attention, ce fut cette ce forgelier sous une capuche. Il cherchait manifestement à se cacher et semblait clairement savoir où aller. Il entra dans la boutique « chez arnoldo ». Je fis de même en faisant mine de m’intéresser aux créations surprenantes de la boutique
« Vieux boulons et liberté » prononça le forgelier
« Arnoldo, bricolo et metallo » répondit sans se retourner un vieil homme
« Amour et volupté » constituait la réplique étrange du forgelier
« Viens là tas de boulons, je vais faire en sorte que l’on ne te trouve pas, mais avant, montre moi qui est ton créateur » le forgelier baissa sa capuche et montra un la marque d’un poinçon à la base de sa nuque
« Galaäd di cannith… il est mort… tu ne dois pas être tout jeune »
Et là je me suis entendu dire
« Mais non, je ne suis pas mort… au même moment, mon avant bras se mis à me gratter »
Les deux hommes se retournèrent vers moi, puis l’humain s’avança vers moi en disant que ça se pourrait bien. Il leva ma manche droite et je vis la marque de la maison cannith. Ma réincarnation remontée à quelques mois et cette vie allait changer du tout au tout. Je prenais conscience d’un lointain passé et les saveurs de cette vie si particulière faites de travail et d’obstination. Ce n’était pas ma vie précédente, mais une vie savoureuse qu’il me fallait reprendre à son début.
Arnoldo, le vieil homme, était en fait Simy di cannith, un récent déserteur de la maison cannith qui permettait aux forgeliers de se retirer de la guerre. Il m’emmena à la cave pour me présenter son « école ». Cette vaste cave était nimbée de magie qui permettait à la dizaine de forgelier présent, d’attendre la fin de la guerre. Ils avaient tous un livre à la main et le sol était jonché de livres. Je me disais que leur humanité n’allait pas tarder à être reconnu quand je vis l’un d’eux, émus, qui se frottait les yeux tout en lisant un recueil de poésie. il ne singeait pas les vivants, il était un être sensible.
Arnoldo et mort peu de temps après notre rencontre. La cave était liée à son essence vitale. Les forgeliers furent capturé et réintégré à leurs armées respectives. Quant à moi je fus tenu de m’expliquer auprès de la maison cannith. Heureusement, mon passé jouait en ma faveur et mon apprentissage commença aussitôt.
Récit de vieux boulon
Je venais à peine d’être construit que mes demi-créateurs me mirent dans les mains l’arme que le commanditaire souhaitait que j’utilise. C’est grand et lourd et tout de suite j’ai compris que l’on voulait faire de mort un objet qui répand la mort. Et puis, il y a eu le premier combat. Contre mes frères. Je n’ai pas levé mon arme, les autres si. Après la bataille, le capitaine de l’unité fit valoir le service après vente cannith pour mal fonction. Bien que rare, cette mal fonction était de plus en plus récente. La procédure en vigueur voulait que l’on reparte à la forge après des réparations sommaires. De la bouche des mes gardiens, je compris que j’allais être démembré… Hors de question.
J’ai faussé compagnie à mes gardiens. On me croyait inoffensif et c’est pour cela que mon espadon était encore attaché dans mon dos. J’ai levé mon arme, j’ai fait quelques morts ce jour là. Les jours qui suivirent, j’errais à travers champs. La chance a voulu que je croise la route un riche marchand affublé de ce qu’il prenait pour sa quincaillerie. Comment peut-on penser ça de nous ? Mes frères ont été là pour moi. J’ai rejoins la caravane. Elle faisait route vers Sharn. Quand nous avons passé le poste de garde, un elfe nous a remis une note : liberté chez Arnoldo. J’ai ressenti de la magie dans ce bout de papier. Mes frères n’ont rien vu d’écris dessus. Après le poste de garde, j’ai pris des chemins de traverse, je cherchais à me faire discret, j’ai fait une capuche avec des vêtements pendu à un séchoir. Et j’ai cherché mon chemin chez Arnoldo. La note donnée des indications régulièrement. Puis à quelques mètres de la boutique j’ai lu le mot de passe… « Vieux boulons et liberté ». Ces mots sonnés vrais.
Un instant j’ai cru être perdu quand un « client » qui errait dans la boutique se joint à notre discussion, il sous-entendait être mon créateur. Mais mes pensées était focalisées sur ce qu’Arnoldo venait de dire. « Tu ne dois pas être tout jeune »… J’étais sur de mon âge, j’avais 84 jours. Je devais avoir du être réformé déjà une fois…
Puis je me suis retrouvé dans une cave pendant quelques semaines. J’ai lu… J’ai lu… Et puis un jour, j’ai senti la magie qui protégé ce lieu des incursions de nos esclavagistes disparaitre. Arnoldo n’était pas là pour ouvrir la boutique. J’ai décidé de partir. Après quelques jours d’errance dans Sharn, je vis Galaad di cannith, la réincarnation de mon créateur, le « client ». Il prenait un vol pour une destination qui m’était inconnu. Je savais qu’il nous considérait comme des êtres vivant et pensant. Il avait même dit que nous avions une âme lors d’une discussion dans la cave. Si une personne pouvait me protéger c’était bien lui. Je l’ai suivi, j’ai pris sa valise, je lui ai fait un clin d’œil. Devant le steward qui attendait nos billets il annonça que j’étais son garde du corps. Le steward demanda un billet, il releva « sans le faire exprès » sa manche et dit que les objets n’ont pas de billet, le steward ne sus que dire et préféra ne pas répondre. Peut-être pensait-il que les forgeliers étaient des êtres pensant…. Nous étions en route vers la Brélande.
Le temps que la guerre se termine, je suis resté à son service. J’ai appris son métier. Pour donner le change, je jouais au garde du corps. Il devint le conseillé en charge des questions technico magique pour la famille royal de Brélande. Sans lui, je suis sur que nous n’aurions pas été libre à la fin de la guerre. D’ailleurs, un terroriste l’a assassiné… Deux jours après l’armistice. Une heure après mon départ.
Après la guerre, j’ai soigné, réparé, désarmé, expurgé mes frères de leurs sordides inventions cannith décidément si douées pour dispenser la mort. L’avantage d’être un forgelier, c’est que l’on a tout son temps et que l’on n’a pas besoin d’argent. J’étais donc tout naturellement bénévole et j’ai croisé de nombreux forgeliers. Certains avaient fait la même gamme de rêve que moi.
Ce rêve était un ensemble de représentation onirique qui mettait en avant la liberté, notre personnalité et qui placé notre vie au centre d’un grand tout tendant vers un but commun. Un soir, un forgelier parfaitement conscient de son âme me parle du dieu forgelier.